SHOJI OGAWA
Shoji Ogawa est un photographe originaire d’Osaka, sa ville natale, qu’il n’a jamais quittée. Depuis des années, il immortalise les quartiers populaires de Kamagasaki et Shinsekai, considérés comme le cœur vibrant de l’ancienne Naniwa — surnommée aujourd’hui « Kindai Deep Osaka », ou « l’Osaka profonde moderne ». Dans cet environnement apparemment hostile, chaotique et parfois violent, Ogawa arpente les rues, capturant tout ce qui l’entoure. Ses photographies révèlent une chaleur humaine insoupçonnée, une tendresse qui transparaît malgré la rudesse des lieux. Son travail n’est ni mis en scène ni idéalisé : il est le fruit d’une expérience vécue, sincère et profondément ancrée dans le réel.
Son talent s’exprime particulièrement dans ses portraits de rue, où il saisit avec acuité les visages des sans-abri, des ouvriers, des mères de famille, des enfants… et des chats errants. Utilisant la technique du « moment volé », il photographie ses sujets avant qu’ils ne remarquent sa présence, capturant ainsi des instants d’une authenticité brute.
Nekojigoku – L’enfer des chats
À propos de sa participation au Neko Project, Ogawa confie :
« Pour ce projet, j’ai rassemblé des photos que je possédais déjà. Bien que je ne sois pas spécifiquement un photographe de chats, j’en ai photographié de nombreux, et je continue à le faire. Mes clichés représentent des chats errants de mon quartier, vivant dans la rue aux côtés des humains. Il y a des chatons, des adultes, mais la plupart ne sont pas beaux : ils sont mal soignés, souvent malades. Ils naissent ici, vivent ici et y meurent prématurément. Les humains ne s’en occupent pas ; les chats sont livrés à eux-mêmes. Certains sont beaux, bien entretenus — ceux-là sont domestiqués et vivent avec des humains. Moi-même, j’en ai deux à la maison. »
Pour découvrir davantage le travail de Shoji Ogawa, vous pouvez visiter ses comptes Instagram :
shoji_ogawa_unlimited
shoji_ogawa_meow
Dans l’exposition

