YASUHIRO OGAWA
Né à Kanagawa, au Japon, en 1968, titulaire d’une licence de littérature anglaise de l’Université de Kanagawa, au Japon, Yasuhiro Ogawa a débuté la photographie au début de la vingtaine et a entamé sa carrière professionnelle en 2000.
Il a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives, notamment « Futashika na Chizu » au Kodak Photo Salon de Tokyo (1999), « Slowly Down the River » au Nikon Salon de Ginza, à Tokyo (2006), « The Photographic Society of Japan New Comer Award Memorial Exhibition » à Tokyo et Moscou (2009), « Winter Journey » à la galerie Doozo, à Rome, en Italie (2013), « Cascade » à la galerie Sokyusha, à Tokyo (2017), « By the Sea » au Fuji Film Photo Salon, à Tokyo (2018), « Contes des îles et Paysages de la Mer du Japon » à la galerie Inbetween, à Paris, en France (2018), et « The Dreaming » à la galerie Blue Lotus, à Hong Kong (2020).
Il a publié six livres photo à ce jour, dont « Slowly Down the River » (Creo, 2008), « Shimagatari » (Sokyusha, 2014), « Cascade » (Sokyusha, 2017), « By the Sea » (auto-édité, 2018), « The Dreaming » (Sokyusha, 2020) et « Tokyo Silence » (T&M Projects, 2022). Il a remporté plusieurs prix, dont le prix Taiyo pour sa première exposition personnelle « Futashikana Chizu » (2000) et le prix New Comer de la Photographic Society of Japan pour son premier livre photo « Slowly Down the River » (2009). Il a été finaliste du prix Oskar Barnack (2006) et du prix Hayashi Tadahiko (2015).
Il est représenté par la galerie Blue Lotus de Hong Kong.
Le monde selon Shiro
Pour Neko Project, Yasuhiro Ogawa nous invite, à travers sa série The World According to Shiro, à une immersion poétique sur l’île d’Hatoma-jima, l’une des plus petites des îles Ryūkyū, au sud du Japon. Au cœur de cette série, présentée dans le cadre du Neko Project, se trouve Shiro (signifiant «blanc» en japonais), un chat qu’Ogawa a rencontré lors de son séjour sur l’île. La composition centrale de l’œuvre est une photographie de Shiro, entourée de huit autres images représentant des éléments naturels de son environnement quotidien : la mer, la flore, la faune, le ciel… Cette disposition évoque la structure d’un mandala bouddhiste, symbolisant l’harmonie et l’interconnexion de toutes choses.
Ogawa explique que les îles Ryūkyū sont imprégnées de spiritualité, où la nature est vénérée et considérée comme le domaine des esprits locaux. Dans ce contexte, chaque élément naturel est perçu comme faisant partie d’un tout organique. En plaçant Shiro au centre de ce mandala photographique, le photographe souligne la relation intime entre l’animal et son environnement, offrant ainsi une métaphore de l’univers et de notre place en son sein.
« Dans les îles Ryūkyū, tous les éléments de la nature sont connectés de manière organique, et j’espère que les spectateurs percevront la relation vivante et harmonieuse entre eux. »
Cette série transcende la simple photographie animalière pour devenir une méditation visuelle sur la coexistence, la spiritualité et la beauté intrinsèque des liens entre les êtres vivants et leur habitat
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Pour découvrir davantage le travail de Yasuhiro Ogawa, vous pouvez visiter son site officiel : ogawayasuhiro.com.
Dans l’exposition

