#02 – D’une femme à une autre – récits de fils croisés

ARTISTES EXPOSÉES : Yu Hirai et Brigitte Manoukian – Du 18 octobre au 13 décembre 2025


📍 Espace Sugoi, 7 place Bouvet, 35400 à St Malo
📅 Du 18 octobre au 13 décembre 2025
🕒 Horaires : Du mercredi au samedi, de 14h30 à 18h30
🎟️ Entrée Libre

Vernissage le 18 octobre à partir de 18h à l’Espace Sugoi

« Notre ambition est de tisser des passerelles créatives entre le Japon et la France. Yu et Brigitte offrent ici un espace commun où leurs œuvres, centrées sur des objets porteurs de mémoire transmis de femme à femme, illustrent parfaitement cette volonté de relier les générations, les cultures et les sensibilités. » Sophie Cavaliero


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LA VALISE ROUGE par YU HIRAI

« J’ai réalisé une vidéo pour Nuit Blanche à Kyoto qui raconte le voyage maritime de ma tante Mimi, partie du Japon pour Paris en 1957 afin d’étudier l’opéra. Elle ne m’en a jamais parlé, mais elle m’a confié trois objets : une valise rouge, une vieille photographie et une unique page d’un album familial. Ces pièces sont devenues le point de départ de mon travail. À partir d’elles, j’ai peint à l’huile, dessiné à l’aquarelle et à l’encre, imaginant un récit de ce périple qui oscille entre le réel et l’imaginaire. J’ai ensuite rassemblé ces œuvres dans une vidéo, leur donnant corps et mouvement. »


LE LEXIQUE DE LA COUTURIÈRE par BRIGITTE MANOUKIAN

« Chez nous, il est de coutume que l’aînée emporte un jour la malle, el baúl. Cette malle appartenait à mon arrière-grand-mère, Antonia Macho. Elle a vécu à Alpendeire, Peña Roya, Atajate, Ronda, La Linea, Ceuta, Tanger, Barcelone, Aix en Provence. Quatre générations de femmes l’ont remplie d’objets de couturière. J’ai vidé la malle de tout ce qu’elle contenait : mariages, naissances, décès, douleurs, labeurs, peines, sortilèges, exils, pleurs… pour la remplir de ce que je décide. Voilà qui est fait. Ces objets sont tous liés à la couture: dés, fils, ciseaux, boutons, galons, ainsi que des pièces usées et recousues, des ouvrages délicats ou moins délicats. Ils témoignent du travail minutieux et patient des femmes de ma lignée maternelle, toutes couturières: bâtir, ourler, doubler, piquer, plisser… En les observant de près, on y voit bien plus que de simples objets du quotidien. Comme le lexique de la couturière, ils nous invitent à de petites métaphores de la vie : l’endroit et l’envers, le visible et le caché, et bien d’autres encore. »


Pour toute demande d’interview, visuels haute résolution ou accréditations : contactez Sophie Cavaliero via le formulaire de ce site

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